Avec Federico Durand, Philippe Neau & LR Friberg, Peter Phippen & Eric Taylor…
Déplacer légèrement son point d’écoute : c’est une nouvelle fois tout le programme de Solénosphère.
Pour cette 37e traversée, Solénoïde s’aventure pendant plus de cinquante minutes dans cette zone mouvante où l’ambient rencontre l’électro-acoustique, où le piano se prépare, se délave ou se déforme, et où field recordings, bandes fatiguées, synthétiseurs et résonances environnementales finissent par dessiner leurs propres paysages.
Le voyage s’ouvre au Japon avec Tokyo Bedroom Orchestra et la nostalgie magnétique de Tsuioku, avant de rejoindre les miniatures organiques de l’Argentin Federico Durand. Entre France et Suède, Philippe Neau & LR Friberg étirent ensuite l’espace sonore à coups de nappes lumineuses et de field recordings, tandis que les flûtes anciennes de Peter Phippen rencontrent les synthétiseurs crépusculaires d’Eric Taylor. Sur les rives de la Baltique, Matti Bye prolonge encore cette dérive avec la méditation minérale de The Sea.
Puis une ombre familière vient traverser la machine : celle de Maurice Ravel. Pour le 150e anniversaire du compositeur français, Roman Rofalski réinvente Ondine à partir d’Hydrasynth, de piano et de matières bruitistes. Magda Mayas transforme ensuite son piano préparé et augmenté en organisme résonnant, avant que Bob Holroyd & Simon Painter ne fassent basculer l’émission dans une ambient cinématique plus intime avec Close Up and Far Away.
La dernière partie prend enfin une coloration plus spectrale. Le Canadien Those Who Walk Away déploie avec Afterlife Requiem une poignante élégie de cordes dégradées, construite à partir de fragments retrouvés sur les disques durs de Jóhann Jóhannsson. Puis Lawrence English referme cette Solénosphère avec Acid Nostalgia, pièce hantée par la mémoire extraite de The Rest Is My Ghost.
De trajectoires cosmiques en figures impressionnistes, de matières granuleuses en élégies fantômes : bienvenue dans Solénosphère 37.










