Avec Cocanha, Ekin Fil, Faten Kanaan, Klara Lewis, Joana Guerra….
Solénoïde reprend le large avec Carav’elle 4, quatrième escale d’une série entièrement consacrée aux créatrices qui déplacent les lignes, brouillent les frontières et inventent leurs propres routes sonores.
Pendant 55 minutes, cette odyssée radiophonique fait circuler les voix, les souffles, les cordes, les machines et les sortilèges d’une scène féminine internationale en pleine effervescence. Ici, le jazz se teinte de visions orientales, les chants traditionnels se réinventent en mouvement, l’ambient devient territoire intérieur, le dub se charge de mélancolie et l’avant-garde garde toujours un œil ouvert sur l’émotion.
Cette playliste ne cherche pas à dresser un panorama figé. Elle préfère ouvrir des passages : entre racines et futur, entre dépouillement et vertige, entre rituel intime et architecture sonore. On y croisera des musiciennes, compositrices, chanteuses, instrumentistes ou manipulatrices de textures, toutes animées par une même nécessité : façonner un monde à elles, loin des formats dociles et des itinéraires balisés.
Avec Yazz Ahmed comme éclat initial, cette Carav’elle trace une route sinueuse où chaque escale possède sa couleur propre : fièvre cuivrée, mémoire occitane, pop spectrale, guitare oblique, chant fragile, violoncelles telluriques, dub lunaire, boucles habitées et miniatures synthétiques.
Une traversée 100% féminine, donc. Mais surtout une traversée de tempéraments, de langages et de climats. Autant de preuves que l’audace musicale n’a pas besoin de hausser le ton pour renverser l’horizon.










