Avec Adam Coney, Forest Swords, Olivia Louvel, Ash Walker…
Pour cette première Virée Britannique, Solénoïde traverse la Manche et branche ses radars sur une Grande-Bretagne en pleine effervescence sonore. De Runcorn à Brighton, en passant par Londres, Liverpool et le Yorkshire, cette émission dessine une cartographie musicale oblique, à la croisée de l’électronique exploratoire, de l’avant-rock, du minimalisme organique, des paysages acoustiques recomposés et des visions rétro-futuristes.
L’itinéraire s’ouvre avec Warrington-Runcorn New Town Development Plan, projet de Gordon Chapman-Fox hanté par les villes nouvelles, les utopies d’aménagement et les futurs collectifs restés en suspens. Avec The Nation’s Most Central Location, les architectures de béton, les busways et les promesses sociales de l’Angleterre industrielle se transforment en nappes électroniques mélancoliques, comme les vestiges lumineux d’un avenir qui n’a jamais vraiment eu lieu.
La suite nous entraîne vers Londres avec Adam Coney, dont Ashwin & Above déploie une matière mouvante entre avant-rock, jazz, folk mutant et constructions instrumentales patiemment élaborées. Puis direction le Yorkshire avec Kirk Barley, qui signe avec Marionette une exploration hypnotique du minimalisme organique, faite de sons trouvés, d’improvisations, de processus synthétiques et de paysages intérieurs en perpétuelle métamorphose.
À Liverpool, Forest Swords fait surgir avec Bolted une électronique sombre, physique et magnétique, où les frontières entre instruments numériques et sources acoustiques deviennent volontairement poreuses. Après une escale londonienne auprès de James Ellis Ford, producteur et artisan sonore en solo sur The Hum, cette virée plonge dans les terres englouties de Doggerland avec Olivia Louvel, dont doggerLANDscape interroge notre lien géologique, politique et poétique au continent européen.
Enfin, Ash Walker referme cette traversée avec Astronaut, odyssée cosmique où grooves souterrains, dub spacieux, jazz flottant et harmonies stellaires composent un dernier sas de décompression. Une émission pour oreilles voyageuses, entre mémoire insulaire, futurisme rêveur et dérive imaginogène.









